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Influenza aviaire hautement pathogène : La France relève le niveau de risque à “modéré”

La situation sanitaire au regard de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) s’est dégradée ces dernières semaines. Le nombre de cas d’influenza aviaire en élevage et dans la faune sauvage est en forte augmentation en France métropolitaine.

Ainsi depuis le début de l’été, plusieurs centaines d’oiseaux morts du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène ont été recensés principalement sur le littoral ouest de la France. Des mesures de protection et de surveillance renforcées ont dès lors été mises en place par les préfets pour tenter de protéger les élevages. Épargnés jusqu’à la fin juillet, les élevages de volailles sont toutefois désormais touchés avec, à la date du 29 septembre, 18 foyers en élevage confirmés dans 11 départements dont la Gironde, signe d’une persistance du virus dans l’environnement.

A l’approche de l’automne, période à risque du fait de la baisse des températures et du début des migrations d’oiseaux, le niveau de risque a été relevé de “négligeable” à “modéré” sur l’ensemble du territoire national.

Depuis le 2 octobre, ce changement s’accompagne d’un renforcement de la surveillance des élevages de volailles et des mesures de protection
Afin d’améliorer la protection des élevages, les mesures de biosécurité renforcée doivent être mise en œuvre dans les communes de la la Zone à Risque Particulier (ZRP comprenant 164 communes en Gironde)                                                                    

Elles se traduisent notamment par :

Pour les détenteurs d’oiseaux et de basse-cour (élevage à finalité non commerciale) :

  • Tous les détenteurs de basse-cour doivent se déclarer à la mairie de leur commune;
  • la claustration ou la mise sous filet obligatoire des oiseaux ;
  • La surveillance des oiseaux et des volailles ainsi que l’information du vétérinaire de l’élevage ou à défaut de la DDPP en cas de mortalité ou l’apparition inhabituelles de signes cliniques.

Pour les éleveurs de volaille  et autres détenteurs d’oiseaux à finalité commerciale :

  • la mise à l’abri obligatoire des volailles ;
  • l’interdiction de l’organisation de rassemblements dans les ZRP et la participation des volailles originaires de ZRP dans des rassemblements hors ZRP ;
  • les autorisations limitées des transports et d’introduction dans le milieu naturel de gibiers à plumes et de l’utilisation d’appelants (communication directe à leur attention par la FDC) ;
  • la surveillance clinique quotidienne ;
  • l’interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l’arrivée de la France ;
  • la vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet.


Pour votre information, en cas de foyer en élevage ou dans la faune sauvage, des mesures complémentaires seraient mises en œuvre :

  • En cas de foyer en élevage. En complément de la zone de protection (ZP de 3 km) et la zone de surveillance (ZS de 10 km), une zone règlementée supplémentaire (ZRS) est mise en place, entre 10 et 20 km autour des foyers. Dans ces zones, les mises à l’abri sont obligatoires de même que les autocontrôles dans les élevages. Des audits de biosécurité sont également rendus obligatoires avant toute mise en place d’animaux.
  • En cas de foyer dans la faune sauvage. Une zone de contrôle temporaire (ZCT) doit être appliquée avec un rayon étendu à 20 km minimum. Dans cette zone, la mise à l’abri est obligatoire et des autocontrôles sont instaurés dans les élevages.

Tout contact avec les oiseaux sauvages, morts ou vivants, est à proscrire de manière à éviter tout risque de diffusion de la maladie dans les élevages. En cas de contact, un nettoyage approfondi et une désinfection est à pratiquer.
Toute découverte d’un cadavre d’animal doit être signalée à la mairie qui prendra contact avec le réseau SAGIR (Office Français de Biodiversité ou Fédération Des Chasseurs de la Gironde) afin de faire récupérer le cadavre à des fins d’analyse le cas échéant.

Ces mesures de prévention ont pour but de protéger les volailles domestiques d’une potentielle contamination qui aurait des conséquences sanitaires et économiques désastreuses pour les filières.

Pour tout complément, les agents du service santé et protection animales de la DDPP de la Gironde restent à votre disposition par mail : ddpp-spa@gironde.gouv.fr ou au 05 24 73 38 04.

Enfin, vous pouvez également consulter le site du ministère en charge de l’agriculture : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-les-mesures-de-biosecurite-pour-les-operateurs-professionnels-et-les-particuliers

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